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La perte de cheveux est une source d’inquiétude fréquente, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Voir sa brosse se remplir, remarquer une queue de cheval plus fine ou constater un cuir chevelu plus visible peut rapidement susciter du stress.
Pourtant, toutes les chutes de cheveux ne se ressemblent pas. Certaines sont temporaires et réversibles, tandis que d’autres correspondent à une alopécie progressive d’origine hormonale et génétique.
Savoir faire la différence entre une simple chute réactionnelle et une alopécie androgénogénétique permet d’adopter la bonne prise en charge… et d’éviter des traitements inutiles ou tardifs.
Une chute de cheveux peut être normale et transitoire
Perdre des cheveux chaque jour est un phénomène parfaitement naturel. En moyenne, nous en perdons entre 50 et 100 quotidiennement, remplacés progressivement par de nouveaux cheveux au cours du cycle capillaire.
Cependant, certains événements peuvent perturber cet équilibre et entraîner une chute plus importante. Le stress, la fatigue, les carences nutritionnelles, un régime restrictif, une maladie, un accouchement ou encore des changements hormonaux sont des facteurs fréquemment en cause.
Dans ces situations, la perte est généralement diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu. Elle survient souvent de façon brutale, quelques semaines après l’événement déclencheur.
La bonne nouvelle est qu’il s’agit le plus souvent d’une chute temporaire : une fois la cause corrigée, la repousse reprend naturellement. On parle alors de chute réactionnelle ou d’effluvium télogène.
L’alopécie androgénogénétique : une évolution progressive et durable
À l’inverse, l’alopécie androgénogénétique correspond à une forme spécifique et chronique de perte de cheveux. C’est ce que l’on appelle communément la calvitie héréditaire.
Elle résulte de l’action des hormones androgènes, notamment la DHT, sur des follicules pileux génétiquement sensibles. Progressivement, ces follicules se miniaturisent : les cheveux deviennent plus fins, plus courts, puis cessent de repousser.
Contrairement à la chute passagère, le processus est lent, discret au début, mais continu. Sans prise en charge, la densité capillaire diminue durablement.
Chez l’homme, elle se manifeste typiquement par un recul des golfes frontaux et un dégarnissement du sommet du crâne.
Chez la femme, elle provoque plutôt un éclaircissement diffus sur le dessus de la tête avec un élargissement de la raie, sans véritable zone totalement chauve.
Cette différence de présentation explique pourquoi le diagnostic peut parfois être retardé chez les femmes.
Pourquoi il est important de consulter tôt
Beaucoup de patients attendent plusieurs années avant de consulter, pensant que la situation va s’améliorer spontanément. Or, dans le cas d’une alopécie androgénogénétique, plus le traitement est commencé tôt, plus les chances de stabiliser la chute et de préserver le capital capillaire sont élevées.
Un examen dermatologique permet d’évaluer le type de perte, de rechercher d’éventuelles carences ou causes associées et de proposer une stratégie adaptée.
Selon les cas, des traitements locaux comme le minoxidil, des thérapies médicales, des soins de stimulation capillaire ou des solutions plus spécialisées peuvent être envisagés.
Préserver ses cheveux commence par un bon diagnostic
Toutes les chutes de cheveux ne sont donc pas synonymes de calvitie. Certaines situations sont bénignes et réversibles, d’autres nécessitent une prise en charge médicale précoce.
Face à une perte persistante, localisée ou progressive, l’avis d’un dermatologue reste essentiel pour poser le bon diagnostic et éviter une évolution irréversible.
Prendre soin de ses cheveux, c’est avant tout comprendre ce qui se passe… et agir au bon moment.