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Sommet virtuel sur cigarette électronique : Consensus des experts autour de la réduction des risques

07/12/2020      1160   med.tn



Le « E-cigarette summit » est un rendez-vous annuel qui se déroule à Washington DC et qui réunit des personnalités scientifiques, principalement du monde anglo-saxon, pour faire le point sur la science, la législation et l’impact sur la santé publique dans le domaine de la cigarette électronique

 

Ce Sommet est une plateforme permettant d’explorer les dernières études et preuves scientifiques : cette édition de 2020 s’est déroulée en 2 jours et divisée en 7 sessions distinctes avec une opportunité de questions-réponses en direct avec le panel, après chaque session. 

 

Un objectif clair: avancer sur le débat, adopter une analyse réfléchie et pragmatique des dernières recherches, et explorer la manière dont les preuves doivent être interprétées afin de proposer les stratégies de santé les plus efficaces pour réduire les décès et les maladies liées au tabagisme. 

 

Med.tn été invitée pour participer à la première session qui a traité de plusieurs aspects, entre risques absolus et relatifs des cigarettes électroniques,  la dernière revue Cochrane pour le sevrage tabagique, les E-cigarettes et santé vasculaire : étude VESUVIUS, les effets pulmonaires de la cigarette électronique, ainsi que la communication d’études scientifiques sur les cigarettes électroniques aux médias dans le monde.

 

La présidente Ann McNeill, professeure de toxicomanie au tabac à l'Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurologie du Kings College de Londres présente les travaux de cette première journée,est l'un des deux principaux auteurs de la revue Public Health England qui, en 2015, avait statué que la cigarette électronique réduisait de 95% la nocivité comparé à la cigarette, en se basant sur les évidences scientifiques disponibles et reconnues. .

 

Le professeur Alan Boobis, professeur émérite de toxicologie à l'Imperial College de Londres, a parlé des risques absolus et relatifs des cigarettes électroniques, illustrant la littérature scientifique actuellement disponible, cite pour conclure « Les preuves suggèrent que l’utilisation des cigarettes électroniques est moins dangereuse que les cigarettes conventionnelles »

 

Suit le rapport de Jamie Hartmann-Boyce, rédacteur en chef du Cochrane Tobacco Addiction Group.  Dans son discours, Hartmann-Boyce parle de la récente revue Cochrane, qui enregistre plus de preuves sur l'efficacité des cigarettes électroniques à la nicotine pour le sevrage tabagique, comparant ses conclusions aux positions du US Surgeon General et de l’Organisation mondiale de la santé.

 

La matinée se poursuivra avec l'intervention de Jacob George, professeur de médecine cardiovasculaire et de thérapie à l'Université de Dundee et auteur de la très importante étude sur le VESUVIUS, financée par la British Heart Foundation.  L'étude clinique de deux ans a révélé des améliorations significatives de la santé vasculaire chez les fumeurs qui sont passés au vapotage dès quatre semaines. 

Sanjay Agrawal pour sa part, en sa qualité de professeur de science de la respiration à l'Institut de santé pulmonaire et aux Hôpitaux universitaires de Leicester, a traité des effets du vapotage sur la santé pulmonaire, retraçant les preuves scientifiques en la matière dans une optique de législation Et de réglementation proportionnelle au conituum de risque.

Cette première session sera conclue par Tom Sheldon du Science Media Center, qui abordera la difficulté de transmettre des informations scientifiques correctes et avérées, sur une question aussi controversée, aux médias et à l’opinion publique en général.

 

Etant impératif d’éloigner les jeunes et les non-fumeurs des cigarettes électroniques, le consensus général démontre que  la cigarette électronique est bien moins dangereuse sur la santé que la cigarette classique. et représente un potentiel important, en plus de la prévention et du sevrage tabagique, pour réduire les risques sur la santé des fumeurs.

Chaque année, huit millions de personnes meurent prématurément, à cause de maladies liées au tabagisme, et ce en dépit des efforts déployés pour contrôler l’habitude de fumer et tenter de l’arrêter

Le droit à l’information est plus que jamais nécessaire afin de permettre au consommateur d’avoir une connaissance sur les différents moyens d’arrêter de de fumer, de réduire les risques sur sa santé et de prendre les bonnes décisions en conséquence.


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