C'est quoi la Contraception et limitation des naissances

08/03/2022   Santé de la femme   1185   Med.tn

C'est quoi la Contraception et limitation des naissances

Contraception et limitation des naissances

Jusqu’au XX siècle, méthodes contraceptives reposaient surtout sur le retrait avant l'éjaculation et l'utilisation de préservatifs masculins et féminins. Par la suite, l'évolution de la technologie et des connaissances scientifiques a permis la mise au point de procédés nouveaux comme les spermicides et les hormones inhibant le déroulement normal du cycle ovulaire (« pilule »). Actuellement, il est aussi possible d'agir après le stade de la fécondation, en empêchant le jeune embryon de s'implanter dans la cavité utérine (« stérilet », « pilule du lendemain ») ou, plus tardivement, en provoquant son expulsion grâce à des moyens soit chimiques comme la pilule abortive, soit mécaniques comme l'aspiration de l'embryon dans l'utérus. Toutes ces méthodes n'offrent pas la même fiabilité ni le même confort d'utilisation, et comportent éventuellement des effets indésirables plus ou moins marqués. L'efficacité d'une méthode ne dépend pas seulement de son degré de perfection technique, mais aussi de l'adaptabilité du procédé et de la motivation du couple qui l'utilise.

D'autres voies sont explorées afin de tenter d'élargir l'éventail des moyens disponibles : la contraception masculine à l'aide d'hormones ou d'antimétabolites est compliquée par l'absence de cycle dans la formation des spermatozoïdes (spermatogenèse).

De plus, l'administration d'inhibiteurs des hormones sexuelles chez l'homme entraîne une baisse de libido et une impuissance si la carence ainsi provoquée n'est pas compensée. Chez la femme, l'inhibition de l'hormone LHRH par spray nasal ou implants hormonaux sous-cutanés peut empêcher l'ovulation. Des anneaux vaginaux diffusant des progestatifs, seuls ou en association avec des œstrogènes, ont été testés afin d'atrophier la muqueuse utérine (endomètre), mais au risque d'entraîner des irrégularités dans le cycle.

La pilule abortive pourrait être utilisée pour la contraception de fin de cycle. Enfin, des essais de vaccin contraceptif (contraception par induction d'anticorps contre l'hormone chorionique nécessaire au développement de l'embryon) ont été réalisés, mais la protection est de durée variable et les effets secondaires demeurent inconnus.

Les Méthodes Contraceptives « naturelles » et locales

Ces méthodes contraceptives, les plus anciennes, évitent toute médicaments et ne présentent pas de contre-indication ; leur simplicité est toutefois pondérée par une efficacité moindre que celle de la pilule ou du stérilet.

La technique du retrait (coït interrompu) est certainement la plus ancienne, puisqu'on la trouve citée dans l'Ancien Testament. Réservée longtemps au libertinage pour éviter une grossesse hors mariage, elle a été mise en pratique dans la vie conjugale au début du XLX siècle en Europe. Elle exige une certaine maîtrise de la part de l'homme pour prévoir irréguliers et des perturbations le moment de l'éjaculation, et le taux d'échec, voisin de 20 %, est le jour de l'ovulation. De plus, surtout dû à un retrait trop tardif où à des rapports successifs alors que du sperme reste dans l'urètre. Par ailleurs, la pratique d'un acte sexuel « tronqué » n'est pas sans conséquences psychologiques, particulièrement chez la femme.

L'abstinence périodique (méthode Ogino-Knaus, 1920) est fondée sur l'évaluation de la période féconde. Plus récente, la prise régulière de la température rectale au réveil permet de détecter la montée thermique accompagnant l'ovulation. Cette pratique est incertaine, de nombreuses femmes ayant des cycles extérieurs pouvant influencer les spermatozoïdes restent fécondants plusieurs jours après le coït.

Le préservatif masculin, ou condom, est adapté aux rapports occasionnels. Il est très efficace et protège des maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.). Grâce à ces propriétés, l'usage du préservatif devrait être réhabilité et encouragé. Les causes d'échecs sont dues à une mauvaise utilisation (mise en place trop tardive), rarement à une rupture du latex. Le préservatif féminin (diaphragme vaginal), recouvert d'un spermicide sur sa face interne, s'applique sur le col de l'utérus. Il ne convient pas à la morphologie de tous les cols et fait perdre beaucoup de spontanéité à l'acte sexuel. Les agents chimiques, disponibles sous plusieurs formes galéniques (ovules, crèmes, gels ou tablettes), provoquent l'éclatement des spermatozoïdes avant qu'ils n'arrivent dans la glaire cervicale. Ils protègent partiellement contre les M.S.T. Leur mise en place est facile, relativement discrète et leur temps d'action suffisamment long pour que leur utilisation ne perturbe pas le couple outre mesure.

Interruption volontaire de grossesse

La loi de 1920 considérait l'avortement comme un délit correctionnel en France, où il était pratiqué clandestinement. La loi du 17 janvier 1975 (définitivement adoptée le 31 décembre 1979), ou « loi Veil », a dépénalisé l’avortement en le médicalisant et en le réglementant. Toute femme française peut maintenant recourir librement à une interruption volontaire de grossesse (I.V.G.), sauf les mineures, qui ont besoin d'une autorisation parentale.

L'I.V.G. est pratiqué avant la fin de la 10° semaine de grossesse (12 semaines d'aménorrhée), par ( Gynéco) , après les deux entretiens prévus par la loi. Au-delà de 10 semaines de grossesse, l'interruption doit être motivée par une raison thérapeutique. Les actes médicaux sont remboursés par la Sécurité sociale (loi Roudy de décembre 1982, appliquée depuis février 1983).

Plusieurs techniques sont disponibles, en fonction du terme :

  • L’aspiration à la seringue (méthode Karman) jusqu'à 4 semaines de grossesse
  • l'aspiration sous vide
  • dilatation préalable du col de l'utérus, de 5 à 10 semaines de grossesse

Ces aspirations sont réalisées sous anesthésie locale ou générale, soit dans une clinique privée, soit dans un hôpital. Au-delà de 10 semaines (avortement thérapeutique), le curetage est possible, mais, après la 16° semaine, il faudra recourir à une micro-césarienne (hystérotomie).

L'avortement peut aussi s'effectuer de manière médicamenteuse grâce à la mifépristone, qui va empêcher l'implantation de l'œuf fécondé. Cette molécule est un 19-nor-stéroïde synthétique, actif par voie orale, qui se lie aux récepteurs de la progestérone et agit comme antagoniste des effets de celle-ci sur l'utérus. La mifépristone est disponible en France depuis fin 1988 dans les centres hospitaliers agréés, où elle est utilisée lorsque la grossesse ne dépasse pas un mois (42 jours d'absence de règles1 ou aménorrhée).

Le protocole comprend une injection intramusculaire d'un analogue de prostaglandines, 48 heures après l'ingestion du RU 486, afin de provoquer des contractions aboutissant à l'expulsion de l'œuf. L'efficacité de ce procédé avoisine 100% (60 à 85 % des femmes avortent complètement avec la mifépristone seule). Un an après sa mise à disposition, 25 000 femmes y ont eu recours, avec 96% de succès.

L'avantage de l'avortement chimique réside dans sa simplicité et permet d'éviter d'éventuelles complications dues à un curetage (risques traumatiques et infectieux en particulier). Mais c'est un procédé douloureux, car pratiqué sans analgésique, et qui impose le recours à une interruption volontaire de grossesse classique en cas d'échec.


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