Extraction dentaire sans remplacement depuis 8 mois

Bonjour,

J'ai fait extraire une dent en mars (sans remplacement) et à l'heure actuelle en décembre, cet espace a diminué car les dents adjacentes ont en partie migré vers le site de l'extraction. L'espace est devenu environ deux fois plus petit qu'il ne l'était initialement.

Pour clarifier :

Je ne veux pas d'une solution qui nécessite de réduire les dents adjacentes saines (ponts).

Je ne veux pas m'engager à une décision définitive pour le moment (implant ou autre solution irréversible).

Mon objectif principal est de stabiliser la situation, prévenir une migration supplémentaire et maintenir une occlusion saine.

J'ai également une maladie des gencives (gingivite) avec un dépôt de tartre, donc je souhaite d'abord faire un nettoyage dentaire complet puis une thérapie parodontale.

Voici donc mes questions :

Ce retard (environ 8–9 mois) rend-il la situation une sorte d'urgence ou est-ce que c'est toujours gérable ?

Quelle serait une approche raisonnable et conservatrice recommandée dans ce cas (attentisme, stabilisation, solution temporaire non invasive, etc.) ?

Quels sont les véritables risques si le remplacement est encore reporté de quelques mois après la thérapie des gencives ?

Merci d'avance pour vos avis.

Dans votre cas, la priorité est tout à fait correcte :
le détartrage complet et la prise en charge parodontale doivent précéder toute décision prothétique. Une gencive saine est indispensable, notamment si un implant est envisagé plus tard.
Après assainissement parodontal, plusieurs solutions conservatrices, réversibles et non invasives peuvent être envisagées selon le cas :
– une contention orthodontique légère pour limiter la migration dentaire,
– une gouttière de type Essix,
– une prothèse partielle amovible transitoire (type PPA Flexite) à visée de stabilisation et d’équilibre occlusal,
– ou éventuellement un bridge collé, lorsque les conditions cliniques le permettent.
Dans certaines situations, un attentisme surveillé, avec un simple suivi clinique et radiologique, peut également être acceptable à court terme si l’occlusion reste stable.
Chaque option a ses indications précises, ses avantages et ses limites, et le choix se fait au cas par cas, en fonction de l’occlusion, de l’état parodontal, de l’espace résiduel et du projet thérapeutique à long terme.
Les principaux risques en cas de report du remplacement sont simples et progressifs :
il peut y avoir une poursuite de la migration des dents voisines, une égression de la dent antagoniste, un déséquilibre de l’occlusion, et avec le temps une perte osseuse au niveau de l’espace édenté, ce qui peut compliquer un futur traitement sans le rendre impossible.
Cette réponse a-t-elle satisfait vos besoins ?


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